Biographie

Une vie de musicienne

Originaire du Nouveau-Brunswick, Francine Poitras a étudié le piano et l’art dramatique à l’Université de Moncton avant de faire un baccalauréat en chant classique à l’Université Laval à Québec. Elle s’est ensuite perfectionnée aux États-Unis (New York et Santa Barbara), où elle a appris à maîtriser différents styles populaires (jazz, comédie musicale, gospel). Francine a aussi étudié les relations entre l’oreille et la voix auprès d’Alfred Tomatis à Paris et elle a poursuivi sa formation de musicienne au Québec avec Gaston Rochon pour l’harmonie jazz, ainsi qu’avec Cyrille Beaulieu et Réal Ayotte pour le piano.  À Hawaii, elle a travaillé l’improvisation avec la chanteuse Rhiannon, une collègue de Bobby McFerrin depuis 30 ans. Plus récemment, elle a étudié le Estill Vocal training à Montréal.

Au cours de sa carrière, elle a tenu des rôles chantants au théâtre (Le Bourgeois gentilhomme de Molière, La voix d’Orphée de Jean-Pierre Ronfard) et elle a contribué à la trame sonore de plusieurs films (Primary Colors, Free Willy II, Tu as crié “Let me go“, Histoire de pen, etc). Francine Poitras a créé en 1992 le premier personnage chantant du Cirque du Soleil, dans Saltimbanco, avec le compositeur René Dupéré, mettant au point le « langage inventé » qui, depuis, est resté la marque du célèbre cirque québécois. Elle a également prêté sa voix au disque Saltimbanco. Avec cette production, elle a parcouru le monde, se présentant plus de 1 000 fois sur scène pour interpréter le rôle de la femme-oiseau. Elle a ensuite contribué à de multiples projets spéciaux du Cirque en chantant devant des foules immenses, entre autres en Italie, en Afrique du Sud, en Russie, en Scandinavie, en France et en Espagne. Elle a joué dans la production Soleil de minuit (anniversaire conjoint du Cirque et du Festival de jazz) et dans le spectacle A taste of Cirque (sur le bateau de croisière Constellation, de Celebrity Cruises), allant des Caraïbes jusqu’en Europe. En 2015 elle était parmi les 8 solistes choisis pour participer au Grand Concert du 30ième anniversaire du CDS présenté à l’Église St-Jean Baptiste de Montréal.

En parallèle, la chanteuse a constamment produit ses propres spectacles : un duo de jazz avec le guitariste Marc Villemure en 1991 et un spectacle-hommage à Joni Mitchell en 1996 et 1997, Woman of Heart and Mind, que le public a chaleureusement accueilli, entre autres au Festival international de jazz de Montréal. Au début des années 2000, elle montait un tour de chant avec ses compositions et des chansons latino-américaines, spectacle intitulé Espacios ĺntimos et ayant reçu d’élogieuses critiques partout où on l’a entendu. À partir de ce répertoire, elle a produit un disque qu’elle a réalisé avec des collaborateurs comme l’auteure Madeleine Pérusse, les pianistes Yves Léveillé, Jean-François Groulx et Lucie Cauchon, ainsi que le guitariste-compositeur Michel Cusson. Ce dernier a travaillé avec Francine à plusieurs projets (méga spectacle Ulalena à Maui à Hawaii, trame sonore de la série télévisée Tag, tournée Un homme et son péché, Cavalia, Odysseo etc.).

Pour développer sa technique, préciser son style et lancer son disque Espacios ĺntimos, Francine Poitras a bénéficié de bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et du Conseil des arts du Canada.

En outre, depuis 38 ans qu’elle a entrepris son parcours de musicienne, elle enseigne et perfectionne son approche, synthèse de toutes ses expériences. Elle tient compte aussi bien de ses premiers élans en musique populaire que de sa formation classique ou de ses connaissances en jazz, en musique du monde et en improvisation. Ajoutons un long cheminement dans la connaissance du corps et des techniques comme le yoga, le tai-chi, la danse ou la méthode Feldenkrais.

En 2003, Francine Poitras s’est installée en Estrie, où elle a enseigné entre autres aux enfants du Cirque des Étoiles et où elle a chanté pour diverses occasions (avec l’Orchestre de musique de films de Sherbrooke, l’orchestre de chambre de Granby, pour le Musée des beaux-arts de Sherbrooke, à la Soirée des anciens et anciennes de l’Université de Sherbrooke, hommage à l’explorateur Jean Lemire, etc.), tout en faisant rouler son spectacle Espacios ĺntimos ou en faisant des concerts de salon dans des maisons privés.

 La Maison qui chante

Aujourd’hui, après une vie de tournée, c’est à Granby qu’elle choisit de s’ancrer pour continuer sa carrière et partager son expérience de chanteuse. Dans une atmosphère chaleureuse et intime, elle crée la Maison qui chante, lieu d’enseignement, de création et de diffusion.

Prix

En février 2013, le gouvernement du Canada souligne les accomplissements de Francine en lui remettant la médaille du Jubilé de diamant de la reine Élisabeth II créée dans le cadre des célébrations qui ont marqué le 60ième anniversaire de son accession au trône.
En juin, elle remporte le prix Thomas remis au Nouveau-Brunswick à d’anciens élèves de l’école Thomas-Albert s’étant illustrés dans leur discipline.